Azzedine Alaïa, sa biographie

Azzedine Alaïa est un créateur tunisien de naissance qui a fait de Paris, sa ville d’adoption. La mode l’a toujours intéressé car il feuilletait les pages de Vogue. Il a étudié la sculpture à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis. Véritable révélation pour le jeune homme car sa vision du corps humain et sa relation en seront changées.

Parfum Azzedine Alaïa

Parfum Azzedine Alaïa

Diplômé, il décide de se lancer dans la mode en tant que couture. Il arrive à Paris en 1957. La Comtesse de Bleigiers l’héberge en échange de robes qu’il lui crée. Elle lui présente les Parisiennes les plus influentes et les plus riches. Il officie comme tailleur chez Christian Dior, ensuite chez Guy Laroche, et participe aux modèles de Thierry Mugler.

A la fin des années 70, il ouvre son atelier dans son de la rue de Belle- chasse. Ses clientes se nomment Marie-Hélène de Rothschild, Simone Zehrfuss, Louise de Vilmorin, Bettina Graziani, Arletty et Greta Garbo.

Sa première création de prêt-à-porter voit le jour en 1980. Elle est soutneue par Melka Treanton de Depeche Mode (le magazine) et Nicole Crassat (Elle France). Ces deux magazines associent Azzedine Alaïa dans leurs pages consacrées à la mode. Azzedine Alaïa s’installe dans un endroit plus grand à la rue du Parc Royal à Paris.

Culture et Haute Couture ont toujours fait bon ménage, comme la Haute Couture et les parfums. Azzedine Alaïa, dans les années 80, comptent comme amies et clientes deux grands noms, Tina Turner et Grace Jones. Elles sont les ambassadrices du couturier. En 1985, deux Oscars de la mode par le ministère de la Culture lui sont décernés. Il présente son premier défilé parmi les sculptures de David Flavin. La mode rencontre l’art. Ce dernier fera également partie de l’univers Azzedine Alaïa.

1988, direction New York pour un nouveau défilé avec les supermodels du moment : Stephanie Seymour, Naomi Campbell, Linda Spierings, Linda Evangelista, Veronica Webb et Yasmin Le Bon, toutes révélées par Azzedine. Elles le vénèrent, il est encore leur couturier favori et surtout ami proche. Le roi du luxe, son surnom, a ouvert des boutiques à Beverly Hills et New York.

Lors du bicentenaire de la Révolution Française, Jessye Norman, qui interprète La Marseillaise, porte une création Azzedine Alaïa. En 1990, il s’agrandit et s’installe dans 5 000 mètres carrés (boutique, showroom, studio, bureaux, appartement) dans le Marais. Son adresse accueille depuis peu sa fondation qui rassemble les archives personnelles de ses collections, ses modèles dessinés de 1950 à nos jours, les pièces de ses aînés et collègues qui ont été recueillies par Azzedine Alaïa lui-même. Nous trouvons Dior, Balenciaga, Schiaparelli, Poiret, mais également Comme des Garçons…

Au milieu des années 1990, partiellement retiré de la mode, il honore ses commandes. Ses lignes de prêt-à-porter ont toujours autant de succès.

En 1996, le palais Corsini à Florence lui consacre une exposition. La Biennale de la mode, dans la même ville, accueille ses créations avec des œuvres du peintre Julian Schnabel. C’est au tour du musée Groninger, aux Pays Bas, en 1998, de retracer l’œuvre d’Azzedine Alaïa qui est exposé aux côtés de Basquiat, Picasso, Cesar, Kiefer et Christoph von Wehye. Deux ans plus tard, Andy Warhol est associé au couturier lors de la rétrospective consacrée à l’artiste du pop art à New York.

Le musée Groninger, en 2012, organise une nouvelle exposition concernant les collections les plus récentes, « Alaïa in the 21st century ».

Le musée de la mode à Paris, rénové, lui consacre en 2013 une exposition pouvant être interprétée comme une rétrospective de toute son œuvre. Elle se déroule en plein Fashion Week parisienne. La salle Matisse du musée d’Art Moderne fait également le lien entre art et mode.

Azzedine Alaïa ne s’est jamais trop préoccupé des calendriers. Il dévoile ses collections lorsqu’il le souhaite, selon ses aspirations. Il possède un art maîtrisé de la coupe. Son approche de la silhouette classique est unique. Ses inconditionnels les trouvent au sommet de la perfection. Il s’est inspiré du cinéma, de l’art africain, des artéfacts de l’Egypte antique, de la sculpture classique et moderne, la sculpture classique et moderne, dont il est un avide collectionneur.

En 2000, il signe avec Prada, s’offrant ainsi une seconde existence. En 2007, il rachète sa maison et signe avec Richemont, un groupe suisse. Il a toujours été fidèle à ses valeurs. Sa croissance est constante. Le parfum Azzedine Alaïa est une belle continuité.

5 réflexions sur “Azzedine Alaïa, sa biographie

  1. Il a une histoire incroyable, et j’ai été heureuse qu’il retrouve sa Maison et sa marque, et sa liberté de créer ! J’espère la même chose pour Christian Lacroix…

    • @Océane, je suis tout à fait d’accord avec toi, surtout pour Lacroix, un de mes couturiers fétiches.

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